Comment lire une bouteille
Collerette, muselet, coiffe, bouchon, étiquette … vous connaissez ces termes mais savez-vous exactement quelle est le rôle de chacun de ces éléments, contenu sur chaque bouteille ?

Voici quelques clés pour comprendre l‘habillage d’une bouteille de vin mousseux : la coiffe, le muselet, la plaque, la collerette, le médaillon, le bouchon, l'etiquette, la contre-etiquette.


 La coiffe
Appliquée sur le haut du muselet et ajustée en général grâce à quatre plis, la coiffe métallique (généralement en aluminium) recouvre le bouchon et une partie du haut de la bouteille. Elle peut être remplacée par une feuille d’aluminium enroulée autour du goulot : on l’appelle alors staniole, souvenir de l’époque elles étaient découpées dans une feuille d’étain.


 Le muselet
Le muselet est une cage en fil métallique torsadé composé de 4 pattes qui permet de tenir le bouchon en place.


 La plaque
Neutre ou à l’effigie de la marque, la plaque posée sur le bouchon empêche les fils de fer du muselet de s’y enfoncer.

  La collerette

Bande de papier recouvrant la base de la coiffe.

 Le médaillon
Elément en face avant de la collerette dont la présence reste facultative, le médaillon a une fonction purement ornementale ; y figure généralement le blason du producteur ou le millésime.


 Le bouchon
Obturateur, mais aussi poumon et filtre, le bouchon peut, selon sa composition, influer sur le vieillissement d’un vin.

Selon la bouteille que vous achetez, vous pouvez rencontrer 2 types de bouchons : en liège ou en matière synthétique :
- le liège : matériau naturel le plus couramment utilisé pour la fabrication, le liège massif ou aggloméré est étanche, souple et très légèrement perméable à l’air.


Le bouchon pour vin mousseux présente la particularité d’être constitué d’une base de deux rondelles en liège naturel qui font l’étanchéité surmontée d’un « manche » en liège aggloméré qui prend  une forme de champignon dans la bouteille.

Cependant le bouchon en liège présente deux inconvénients :
- possibilité de bouteilles « couleuses », par défaut d’étanchéité du bouchon.
- le « goût de bouchon », dû à des traces infinitésimales d’une molécule à l’odeur extrêmement puissante, le  2,4,6 Trichloroanisole (TCA); le TCA est produit par des moisissures microscopiques présentes à la surface du liège au cours de la fabrication du bouchon ; on estime que 1 à 5 % des bouchons en liège naturel présentent des traces de TCA, mais on ne sait pas encore tester chaque bouchon individuellement avant la pose sur la bouteille.


C’est pourquoi les producteurs ont de plus en plus souvent recours aux bouchons synthétiques :
- les matières synthétiques : qu’ils soient extrudés, co-extrudés ou injectés, les bouchons en plastique ont de bonnes performances d’étanchéité à l’air, sans les inconvénients cités plus haut.


L’étiquette
Permettant à un vin de se démarquer des concurrents en magasin, l’étiquette est la carte de visite du produit.
Elle contient bien sûr les informations réglementaires obligatoires afin de faciliter le choix du consommateur, mais elle permet aussi au consommateur d’identifier au premier coup d’œil le type de produit et son origine.


Les mentions obligatoires :
- la dénomination de vente, par exemple : « vin mousseux de qualité », qui peut être remplacée par une mention traditionnelle ou par le nom de la région de production, par exemple « Vouvray » ou « Crémant de Bourgogne ».
- le type de produit (brut, demi-sec, etc.) 
- le titre alcoométrique volumique, qui doit correspondre à + ou – 0,8 % vol au titre réel du produit
- le volume nominal de la bouteille
- l’identité de l’élaborateur, de l’embouteilleur ou du vendeur
- les mentions facultatives :
- le millésime
- le ou les cépages, ou la variété de vigne
- des renseignements historiques ou géographiques
- copie des médailles ou classement aux concours
- des conseils de consommation.
L’esthétique de la bouteille est essentielle car le vin mousseux est toujours présenté aux convives et consommé dans son flacon d’origine.


 La contre-étiquette
Ainsi appelée parce qu’elle est placée au dos de la bouteille, cette seconde étiquette délivre en général des informations complémentaires. Elle peut aussi contenir les données obligatoires, quand le producteur préfère utiliser l’étiquette frontale pour mettre en valeur sa marque ou un décor.

Les mentions complémentaires obligatoires sont la mention d’éventuels allergènes, le logo règlementaire informant des risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse ou signalant que l’emballage est concerné par un système de recyclage.

Des informations complémentaires non obligatoires peuvent évoquer le vignoble d’origine, la façon dont le vin a été élaboré, la température à laquelle il doit être servi, donner une suggestion sur les mets pouvant l’accompagner ou encore des avis de dégustation.